En faisant mes courses tout à l’heure, mon regard a été happé par le rayon colorations. (il faut que tu saches, lecteur, que je suis une droguée des colo) A l’origine, je cherchais une couleur ton sur ton rousse, juste pour raviver celle que j’ai faite en octobre. (parenthèse pour les mecs : la couleur ton sur ton, c’est celle qui s’en va au bout de quelques shampooings et qui n’abîme pas les cheveux, contrairement à la permanente) Dix minutes plus tard, je me suis retrouvée avec une boîte de colo blonde dans les mains (je vous jure, je ne sais pas comment elle est arrivée là)
Petit flash-back : printemps 2008, Karbie doit devenir blonde très très clair pour jouer dans un film de Ben (pour lequel j’ai également commencé à apprendre l’allemand, eh oui, quand je me donne, je me donne à fond) Elle prend donc RDV chez le coiffeur, qui lui fait un devis à 100€. C’est là qu’interviens Anthea, la maman de Karbie :
« Non mais t’es folle, 100€ pour ça ? Allez, tu vas t’acheter une boîte de décolorant et je vais te faire ça à la maison.
- Euh… T’es sûre de toi, là ?
- Mais oui, ma fille, mais oui. »
Bon, ok, j’ai peut-être cédé un peu trop facilement, je l’avoue. J’achète donc une décolo ET une couleur à faire par-dessus, histoire que ce soit joli. Résultat : je me retrouve avec les cheveux bicolores, une partie blond paille pas fraîche, et l’autre orange fluo. Ce soir là, je vais vendre des hamburgers avec un foulard sur la tête et les larmes aux yeux.
Pour la petite histoire, j’ai finalement dû aller chez le coiffeur, qui pour 60€ n’a rien compris à ce que je voulais et m’a fait une couleur brune en me laissant des mèches blonde moches. Il m’a fallu plusieurs mois et une dizaine de colorations pour rattraper le désastre. (et dire qu’à la base, c’était pour faire des économies)
Retour au moment présent. J’hésite grave. Je textote Sky pour savoir ce qu’il en pense, pas de réponse (plus de batterie, qu’il dit). Je fais le tour du magasin, tout en me demandant si c’est une bonne idée. Je retourne au rayon colorations, je suis prête à la reposer, quand soudain retentit Shania Twain « That don’t impress me much, dou dou dou », et je ne sais pas pourquoi, mais ça me décide : je prends.
Donc je me retrouve avec ma colo blonde (j’ai vérifié, promis, c’est pas une décoloration), et je ne sais pas quoi faire. Et puis je parle à Miranda qui me dit, en substance : « Boaf, tu t’en fous, au pire si ça rate, tu files chez le coiffeur. » Comme je suis décidément trop facile à convaincre, bah je vais la faire ce soir, cette couleur. Même si je viens de me laver les cheveux et que c’est pas conseillé, même si je risque à nouveau de me faire surnommer Paille de Carotte. Parce que c’est pas à 50 ans que je ferais des conneries.
Karbie va probablement (re)devenir blonde
Karbie la droguée
Bon, je vous vois déjà « Oh non, Karbie, tu es notre modèle, comment peux-tu te droguer ? », alors je vous arrête tout de suite : ma drogue à moi, elle est légale. Et délicieuse. Ma drogue, c’est le curry. J’en suis dingue, vraiment, si j’ai pas ma dose, je pète les plombs.
Le premier truc que j’ai remarqué en m’installant à Ben-City, c’est ce petit restau indien juste à côté de chez moi. Je n’avais pas encore ramené mes meubles que j’y étais déjà allée. Et les mecs qui y bossent, je les aime d’amour tellement leur cuisine est nirvanesque, tellement ils sont adorables, tellement ils insistent pour me livrer à chaque fois que j’appelle alors que j’ai cinquante mètres à faire pour récupérer mon poulet sag et mon cheese naan.
Mais un jour, triste jour s’il en est, mon restau indien a fermé pour cause de travaux. Je te raconte pas, lecteur, le désespoir qui s’est emparé de moi. Pendant deux mois qui m’ont semblé des siècles, plus de tandoori, plus de petit cocktail pour me faire patienter, plus rien. Alors j’avoue, oui, j’ai été infidèle, deux ou trois fois, n’y tenant plus, mais je jure que le plaisir n’était pas (autant) au rendez-vous.
Ce soir, je sors pour acheter des clopes, et, comme d’habitude, je jette un coup d’œil à la devanture de mon restau indien, juste pour vérifier. Et, miracle, c’est allumé. Et il y a des gens dedans. Qui mangent (pas qui repeignent les murs). Je me mets à sourire comme une débile, de façon incontrôlable, mon cœur s’emballe, j’ai limite les mains moites. Je fais style « je ne fais que passer », mais je cours presque au bureau de tabac pour revenir en arrière plus vite (genre le restau va fermer cinq minutes plus tard) Je suis fébrile au moment de pousser la porte, elle coince un peu, pendant un quart de seconde je vois mon espoir s’effondrer, et puis, enfin, je m’assois sur une chaise, on m’amène le menu et le petit-cocktail-pour-faire-patienter. Je dois sortir pour fumer pendant qu’ils préparent ma commande, tellement je suis sur les nerfs. Et le voilà, mon petit sac en carton, que je ramène en courant chez moi avant de me jeter à corps perdu sur mon tikka masala.
Faites attention, l’abus de curry est dangereux pour la santé mentale.
Karbie aussi is the 90’s
Demain, soirée We Are the 90’s avec Hattaway et Dr Alban. Et je n’y serai pas, et je suis trop deg. Tout ça parce que j’ai pas de thunes. (et aussi parce que je vais chez Sky, dans la campagne profonde) Le pire, c’est que Charly y va, et quand j’y pense, je suis aussi vénère que quand elle a vu Radiohead en concert et pas moi pour une histoire de bus. (ouais, c’est pas très clair, dit comme ça) Alors voilà : Charly, je t’adore, mais je suis trop JALOUUUUUUUUSSSSSEEEEEEEEE !!!!!!! Parce que merde, moi aussi je suis les 90’s, après tout. Ils devraient annuler la soirée et la reporter au week-end prochain, juste pour moi. Non ?
Karbie va à la laverie
Rien de plus normal, me direz-vous (enfin, quand on veut laver son linge et qu’on n’a pas de machine appropriée chez soi) Sauf que quand on s’appelle Karbie, le mot « normal » ne veut rien dire.
L’autre jour, donc, fatiguée de faire la loque chez moi, je me décide à aller faire ma lessive et chercher mes DVD que ce putain de facteur n’a pas réussi à glisser dans ma boîte aux lettres, mais bref, passons outre, le pauvre, il n’a pas dû remarquer qu’elle ne ferme pas et que donc en principe TOUT rentre dedans.
Je trie consciencieusement mon linge, les draps dans la machine 12, mes fringues dans la 11, la housse de couette dans la 13. Sauf que la 13 ne ferme pas. Bon, tant pis, la 14, alors (superstitieuse comme je suis, ça m’arrange.) Je mets la lessive, et je me rends compte qu’un truc bizarre clignote en rouge sur la 11 (pas bon, ça.) Donc je perds cinq minutes pour changer mes fringues de machine.
Une fois le tout en route, je me dis que j’ai presque une heure pour passer à La Poste, ça devrait le faire, et au moins j’attendrai dans le chaud. Mais je sais pas si vous avez remarqué, c’est toujours quand on est pressé et qu’on attend un colis urgent qu’on poireaute pendant des heures, alors que quand on a le temps, on tire le numéro 154 alors qu’ils en sont au 152, à peine le temps de faire une photocopie et c’est à nous.
Mes DVD en poche (ou plutôt « en sac à main »), je retourne me faire chier à la laverie. Une demi-heure d’attente pour la machine la plus rapide, grumpf. Au bout de quelques minutes, le propriétaire de la laverie débarque, et me tint à peu près ce langage :
« Bonsoir.
- Bonsoir.
- Blablabla, avec le temps qu’il fait, blablabla.
- Ah oui, il fait froid.
- Blabla, rendez-vous, blabla, dents, blabla, mardi prochain, héhé.
- Hum… C’est sûr, il fait froid. »
Franchement, qu’aurais-je pu répondre d’autre alors que je n’avais strictement rien compris ? Je commence à me sentir ridicule avec mes trois machines qui tournent, avec un intervalle d’une machine vide entre chaque.
Bon, je vais vous passer les détails du proprio qui fait le ménage, et qui ramasse un mouchoir qui était probablement à moi. Arrive un Black. Qui commence à me parler/dragouiller.
« Je vous ai déjà vue quelque part…
- Ah bah, peut-être. (pour moi, la différence entre un Black et un autre Black est aussi mince qu’entre une tranche de jambon et une autre tranche de jambon, et j’ai une mémoire de poisson, donc savoir si je l’avais déjà vu, c’est au-dessus de mes compétences)
- A Franprix, non ? » (maintenant qu’il le dit, c’est vrai qu’il y a un Black qui me drague systématiquement quand je vais faire mes courses, mais j’avais pas tilté que c’était tout le temps le même)
Ceci étant censé être un résumé, je passe sur le reste de la « conversation » avec le Black, ceci n’étant pas essentiel au déroulement de l’histoire.
Eclipse temporelle, on se retrouve au moment où mes fringues sont sèches, une vieille meuf est assise en face des séchoirs. Je commence à fourrer mon linge en vrac dans mon sac Monoprix, quand elle me dit :
« Vous avez besoin d’aide ?
- Non, non, merci, ça va aller.
- Vous les pliez pas ?
- Euh…
- Comme ça, vous avez plus qu’à les ranger dans l’armoire. »
Vieille harpie. Je vais pas me mettre à plier mes culottes, bordel, déjà que j’utilise des dessous de verre quand je bois mon café, et que ça fait peur à Ben…
Dix minutes interminables plus tard, les draps sont secs, je les balance n’importe comment dans le sac, et je me casse en grommelant « ‘voir ».
Si on ne peut même plus faire sa lessive tranquille…
Karbie fait les fonds de tiroir
Eh oui, cher lecteur, même si Karbie t'a un peu abandonné ces derniers temps, j'ai souvent pensé à toi, comme en témoigne cet article que j'ai retrouvé dans les tréfonds de mon ordinateur (Hector de son prénom). Il n'est pas fini mais je le poste quand même, ça remet un peu de rose sur ce blog qui en manquait grandement.
"Karbie rentre à Karbie-City
Ou plutôt : Karbie essaie de rentrer à Karbie-City. Je resitue le truc : demain c’est Noël, blablabla, donc je me vois un peu dans l’obligation de rentrer chez mes géniteurs pour fêter ça (youpi), abandonnant Sky et Georges (mon ficus). (Pour ceux qui n’auraient pas suivi, ou au cas où j’aurais oublié de le préciser, Gary s’est enfin cassé de chez moi, et c’est trop cool, mais ce n’est pas le sujet).
Je passe donc mon début de journée à essayer de faire ma valise sans rien oublier, à faire le ménage, à me dire que neuf jours sans mon chéri d’amoooûûûûûr, ça va être long. 14h15, je descends péniblement mes trois étages accompagnée de ma valise, mon sac à main, mon ordinateur et mes sacs poubelle (je pense que tu ne te rends pas bien compte de la galère, cher lecteur) Sur le chemin du métro, je file une clope à un SDF que je vois tous les jours, soyons fous, c’est Noël.
J’arrive à la gare vers 14h45 après un périple dans les couloirs du métro, mon train partant à 15h20. Là, Karbie est trop fière d’elle : « Ahahaha pour une fois je suis en avance, je ne vais même pas louper mon train, je suis la plus forte ! » Elle prend donc son temps pour acheter des clopes et une bouteille de Coca light, et trouve même deux minutes pour être trop sympa et refiler deux euros à un autre SDF (après tout, je vais avoir mon train, ça vaut bien ça) Je jette un œil au panneau des départs… Tiens, y a pas mon train. 15h20, Marseille, c’est pas ça… 15h20, Perpignan, c’est pas ça… 15h20, Karbie-City, y a pas… Hum hum, étrange. Je vais dehors pour fumer, re-jette un œil aux écrans qui sont dehors, mon train n’est toujours pas affiché (à ce moment-là, il doit être 14h55). Et je ne sais plus trop comment, mais un éclair de génie me traverse l’esprit : je me suis plantée de gare.
Ahahaha bis, mais pas tout à fait le même. "
Pour la fin de l'histoire : je suis arrivée à la bourre à la bonne gare, mais mon train avait une heure de retard, et puis finalement non, ils l'ont carrément annulé, alors j'en ai profité pour passer une nuit de plus chez moi avec Sky, et ne suis rentrée chez mes parents que le 24 décembre. Je tiens aussi à préciser que je me suis fait suivre par une sourde-muette qui voulait absolument un autographe (sur une pétition à la con), et franchement, c'était flippant. Etre une star virtuelle n'est pas facile tous les jours.
Karbie a de nouveaux verres
Ouais, je sais, comme article de retour, on a fait mieux. Mais je me devais de vous en parler, parce qu'ils sont absolument trop beaux, et qu'avec, même quand tu bois de l'eau, t'as l'impression d'être une marquise (ou une comtesse, ou whatever) (oui, je me la pète trop, genre "vous voyez mes petits, je parle anglais tellement couramment que même en français, je suis obligée de caser des "whatever" et des "anyway" partout") Bref, c'est tout.
Le chéri de Karbie
Je viens de me rendre compte par hasard (en fait, en traînant ici et là sur la blogsphère au lieu de bosser mon putain d’exposé sur Cuba) que je ne vous ai encore pas parlé de mon chéri d’amooooûûûûûr. Alors comme là, il me manque parce que ça fait au moins trois heures qu’il est parti au boulot, je me dis que c’est le moment où jamais.
Il s’appelle Sky (enfin, pas en vrai, mais ça lui va divinement bien), et premièrement, c’est le plus beau. Il a des yeux que quand tu les vois, t’as qu’une envie : plonger dedans et ne jamais en ressortir ; et il a tellement une gueule d’ange que quand il boude, je dois me foutre des baffes (mentales, les baffes), pour pas lui sauter dessus pour le consoler (bah ouais, faut pas déconner, je vais pas céder tout le temps non plus).
Deuxièmement, il est so so sooooo adorable ! Il m’offre des paquets de clopes quand il doit faire de la monnaie, et il se souvient même de la marque ! (bon, là, c’est normal, il s’est remis à fumer et il prend les mêmes que moi, mais au bout d’une semaine, j’ai quand même trouvé ça fort), et grâce à lui j’ai une nouvelle poêle antiadhésive avec laquelle je peux faire cuire un steak sans le cramer. Et comme il sait que Karbie a une peur bleue du concept « couple », il fait tout pour ne pas me brusquer, et franchement, il a du mérite.
Enfin, il me fait l’amour comme un dieu, rien que d’en parler j’en ai des frissons.
Et surtout, je suis tellement heureuse avec lui que j’en oublie de faire ma dépression saisonnière et de me poser trop de questions (je m’en pose un peu quand même, hein, on ne se refait pas ^^ ) Il me rend super méga niaise, et j’aime ça, et parfois j’ai même l’impression que c’était écrit, qu’on devait se rencontrer et que ça n’aurait pas pu être autrement.
Alors, oui, il a un caractère de merde, il parle parfois un peu trop, il collectionne des armures de mangas, il fait un peu son Môsieur « je-sais-tout » mais en fait, je m’en fous. Parce que quand il a su que je voulais vivre chez les roastbeefs, il a même pas réfléchi avant de dire qu’il me suivrait ; parce que j’ai du mal à m’endormir quand il n’est pas là et parce qu’il est simplement fait pour moi.
(Faudra que je pense à remercier ses parents pour l’avoir mis au monde)
(Je précise quand même que si je l’aime, c’est pas juste parce qu’il est beau et qu’il me fait des cadeaux.)
(Ah, et Gary a une visite d’appart cet aprem, croisez les doigts très fort, je vous en supplie !)
Karbie et la grève
Eh oui, cher lecteur que j’ai abandonné trop longtemps, comme tu le sais puisque Ben a vendu la mèche, Karbie vit désormais à Ben-City, et c’est trop cool. A part quand il y a grève des transports. Déjà, ce matin (enfin, à midi), je suis arrivée à la bourre à mon partiel d’espagnol alors que j’étais partie en avance, juste parce que j’ai dû attendre le RER pendant dix minutes. Grmpf, oui, j’avoue.
Mais bref, ce n’est pas de ça dont je voulais te parler. Car, mis à part tous les inconvénients de la grève, cela permet de faire des rencontres. Sauf que, attention, là je ne parle pas de rencontres genre « waow trop bien, je rencontre des gens hyper intéressants, ça resserre les liens entre les êtres humains, on se croirait presque à Noël tellement on est bercé de solidarité et d’ammouuuur. » Non, quand on s’appelle Karbie, on ne peut pas avoir cette chance.
Bon, je re-situe : il est 16h15, Karbie sort tout juste de cours et elle décide (malheureuse !) de prendre le RER pour rentrer, malgré sa déconvenue du matin-même. Je m’assoies donc, sandwich à la bouche (comme dirait Drew, quelle idée d’avoir cours pile à midi), prête à prendre mon mal en patience et à attendre, le nez plongé dans mon poulet-crudités. Quand un vieux mec avec des poils blancs qui lui sortent du nez se pose à côté de moi et commence à me parler.
« Blablabla.
- *avalage de morceau de pain en urgence* Pardon ?
- Y a pas de train pour Mitry.
- Ah bah j’en sais rien.
- Ils s’arrêtent à Charles de Gaulle, mais pour Mitry, y a pas.
- Hum.
- Quand on habite en banlieue… »
Je continue à mastiquer, en espérant qu’il va comprendre que bah, en fait j’en ai rien à foutre de ta vie, tu vois, là je mange, et j’ai la bonne idée de ne pas habiter en périphérie.
« Je suis médecin à la retraite, mais bon, à moins de 2000€, la retraite, on peut pas vivre, et blablabla » (oui, je suis sympa, je ne te retranscris pas tout parce que c’était particulièrement long)
Bref, en dix minutes d’attente + un peu plus de cinq minutes de trajet, j’ai appris que le monsieur était médecin, turc, qu’il parlait quatre langues, qu’il payait trop d’impôts, que tout le monde le prend pour un libanais, et que, vraiment, il ferait mieux d’investir dans une pince à épiler. De mon côté je lui ai sorti quelques infos en espérant qu’il s’en contenterait : « Je m’appelle Karbie, j’étudie l’anglais et l’espagnol et je viens de province. »
Il a quand même fini par me filer sa carte, et j’ai paranoïé un bon moment en me disant qu’il devait avoir mis de l’anthrax dessus. En plus j’ai dû attendre de changer de train pour finir mon sandwich (bah ouais, Karbie est bien élevée, elle ne mange pas quand elle parle aux inconnus)
Karbie échange son billet de train
Comme tu ne le sais peut-être pas, lecteur, Karbie a passé quelques jours à Ben-city en vue de son prochain déménagement (Hiiiiiiiiiiiiiii !!). Séjour très intéressant si on aime appeler des proprios qui ne répondent pas et visiter des appart’ qu’on n’a aucune chance d’obtenir. Sauf que voilà, un jour ou l’autre, il faut rentrer. J’ai déjà mon billet de retour, mais je préfère rester une journée de plus ; c’est loin d’être la première fois que Karbie échange un billet de train, c’est donc confiante qu’elle se dirige à la gare. Il y a du monde, alors je fais la queue (ou plutôt « je me mets à la queue lou lou », comme dirait mon papa, qui a des restes d’accent du pays lointain dont il provient) Là, un mec me demande en anglais s’il peut aller à Milan. « Euh… J’ai l’air de porter une veste violette avec SNCF écrit dessus ? » (non, je lui ai répondu très gentiment « Euh… I don’t know, I don’t live here, but I think you can », avant de me rendre compte que oui, évidemment qu’il peut aller à Milan depuis Ben-city)
Au bout de dix bonnes minutes, je m’avance au guichet. Je vois que la meuf en face de moi parle anglais, espagnol et arabe, et j’ai une folle envie de lui lancer un « Salamaleikum ! » retentissant, puis je me rends compte que je ne pourrais pas faire semblant très longtemps. Donc, en français dans le texte :
« Bonjour, je voudrais échanger mon billet !
- Vous voulez prendre le prochain train ?
- Non non, je voudrais partir demain.
- Ah bah là, vous êtes encore dans les heures de départ du train, alors si on l’échange, blablablablabla, et il ne sera pas échangeable. »
Je la regarde avec un grand sourire genre « Ok. »
« Vous avez compris ? »
Silence.
« Euh… Non.
- *soupir d’exaspération* Là, vous êtes encore dans les heures blablablablabla. D’accord ?
- Hum, euh… Oui ?
- Vous pourrez pas l’échanger, alors il faut être sûre de prendre le train. »
Tu crois quoi, connasse, que je t’achète un billet de train à 25€ dans l’optique de ne pas le prendre ? Elle finit par me tendre mon billet, en continuant à m’expliquer qu’il faut que je sois sûre, parce qu’en gros, sinon ça l’emmerde de l’imprimer pour rien. Elle me tend le nouveau billet.
« Merci, au revoir.
- Attendez, vous l’avez vérifié ? »
Gnié ? Qu’est-ce qu’il y a, t’es pas foutue de m’imprimer le bon billet, en plus ?
« Oui, 11h24, c’est bon.
- La date, c’est bien celle de demain ?
- Bah, oui.
- Au revoir. »
C’est ça, à la revoyure et va brûler en enfer. Franchement, la SNCF, au lieu d’employer des gens qui parlent plein de langues juste pour se la péter au guichet, ils feraient mieux de chercher des personnes aimables et un peu moins stupides.
Karbie devrait réfléchir avant d’agir
Ce soir, c’est l’anniversaire de Mégane, qu’on fête allégrement sur notre place préférée. Tout se passe bien jusqu’à ce que je vois Audrey courir après un type, qui apparemment nous a volé une bouteille. Le mec commence à s’énerver, alors ni une ni deux, Karbie s’élance vers eux. Les potes dudit mec réussissent à récupérer la bouteille, nous la rendent, s’excusent platement. Sauf que l’autre commence à insulter Karbie, forcément je n’apprécie pas trop, alors je monte le ton. Après quelques minutes de haute tension, le type s’excuse, on repart se poser. On blablate, on boit un peu. Et, genre une demi-heure plus tard, le type revient vers nous, cherche une bouteille à nous prendre. Là, on est plusieurs à lui faire remarquer que, euh, bah tu vois, on n’est pas un libre-service ; il s’en fout. Nous prend du blanc qu’il va descendre avec ses potes. Le cerveau de Karbie se vide de toute pensée rationnelle, elle se lève, commence à essayer de lui faire comprendre que une fois ça va, deux fois ça va pas se passer comme ça. Au même moment Max chope la bouteille qui était dans les mains d’un des mecs, qui se retrouve trempé de vin, le premier frappe Max dans le dos, et un troisième s’énerve « ouais, ça te plairait qu’on te verse du vin sur la tête, blablabla ». Euh, mec, j’te ferais dire qu’en fait, bah elle était à nous cette bouteille. Tout le monde gueule, je sais pas pourquoi le troisième mec s’est élancé vers Lexy pour la frapper, s’arrête au dernier moment « ah merde j’ai cru que t’étais un mec ». Ca passe pas trop, comme excuse, bizarrement, et, comme j’essaie de le lui dire « si ça avait été un mec, tu l’aurais frappé ? » Là, je sais plus trop pourquoi le premier a commencé à me prendre la tête, je gueule « vas-y tu veux te battre ?! », et je me rends compte de mon erreur : le type fait trois têtes de plus que moi et il est du genre balèze, et complètement bourré. Il me colle une baffe en plein visage qui finit sa course sur mon pouce. Ils ont fini par se casser, et je-ne-sais-pas-qui leur a envoyé les flics (qui apparemment n’ont pas fait grand-chose, puisqu’ils ont réapparu à la fin de la soirée).
Donc, souviens-toi de ça, lecteur : jouer les héros, ça n’apporte que des emmerdes (et un pouce tordu, accessoirement). Mais au moins, mon honneur est sauf.
(En plus de ça, le Monstre m’attaque, me prenant par erreur pour un papillon de nuit... C'est vrai que la ressemblance est frappante.)
Karbie assiste, impuissante, au spectacle affligeant du Monstre étalant de la merde dans son appart’
Depuis hier, Karbie a l’impression qu’une délégation a été envoyée exprès pour lui péter les couilles. Premièrement, j’ai loupé la fin de Camp Rock (oui, oui, le truc Disney style High School Musical) pour aller aider mes parents à nettoyer leur espèce de véranda. Trois heures à suer sous la chaleur tropicale de Karbie-city. Sans compter que, je ne sais pas pourquoi, mais les gens passent leur vie à m’appeler en ce moment, et franchement, parfois, ça m’énerve. Bref, passons, hier appartient au passé.
Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Victor, mais avant ça, j’ai trois mille tonnes de trucs à faire : premièrement, le ménage (et vu que présentement, chez moi, c’est Beyrouth, ça fait déjà beaucoup). Puis : finir mon dossier de master et l’envoyer ce matin dernier délai (en me levant à midi, j’ai eu un peu de mal). Et puis il faut que je passe à la banque, que je m’épile, que je me douche une énième fois avant de retrouver Miranda chez elle. Sauf qu’il fait chaud, je suis crevée, alors je passe mon début d’aprem sur Internet. Quand Charly m’appelle pour me demander si elle peut passer histoire qu’on aille en ville ensemble, évidemment je dis oui. Avant de me rendre compte deux minutes plus tard qu’il est déjà 16h. Je rappelle, ça répond pas, je re-rappelle, ça répond toujours pas. Grumpf grumpf grumpf. Je commence donc à m’énerver toute seule. (en plus, j’ai paumé mon iPod, je suis persuadée qu’on me l’a volé, et j’en ai un peu marre d’en racheter un tous les ans, le premier ayant été volé l’année dernière) Charly me rappelle enfin, elle est à côté de chez moi. « Bon, bah, passe. » (franchement, qu’aurais-je pu dire d’autre ?) Elle arrive donc, je passe un coup de balai vite fait, je cherche en vain mon iPod, je vais dans la salle de bain pour me changer, où j’ai droit au spectacle du Monstre en train de chier. Et là, c’est le drame. Cet abruti a de la merde collé au cul, alors il s’essuie par terre, sur le lino ET sur le tapis de bain. J’ouvre la porte pour aller chercher une lingette pour le nettoyer, et là, il déboule dans la salle, sur mes draps, pour finalement aller écraser sa putain de merde sous mon lit. Je pleure de rage et d’impuissance, j’en ai marre, je voudrais juste être tranquille au moins une journée, est-ce trop demander ? Charly m’aide à pousser le lit, le Monstre n’a plus rien au cu-cul, donc : il a abandonné son morceau de crotte sous le lit. Je ramasse, nettoie tout (sol + tapis, et je vous prie de croire que laver un tapis dans une douche n’est pas une mince affaire), genre j’ai que ça à foutre.
En plus, je n’ai pas pu déposer de l’argent à la banque, j’ai acheté une bouteille de whisky à 20€ alors que je n’ai plus du tout de thune, et j’ai toujours aussi chaud.
Du coup, je suis grave en retard, toujours pas épilée, mon dossier toujours pas fini ni envoyé, et mon appart’ est toujours dans un état pitoyable. Vive les vacances.
Le dimanche de Karbie
Aujourd’hui, c’est dimanche, et je déteste les dimanche. Je suppose que ça me vient de l’époque où j’étais au lycée, quand les cours commençaient à m’emmerder et que le dimanche était avant tout le jour précédant le lundi. En grandissant, ça m’est resté (d’autant plus que maintenant, le dimanche, c’est le jour où je retourne chez mes parents (oui oui, TOUS les dimanche, sans exception) car ma mère voue un culte au repas de famille sacro-saint de la fin de semaine. D’ailleurs, elle est contre l’ouverture des magasins le dimanche, alors que, sérieusement, ça apporterait tellement de gaieté à l’emmerdement maximum qui nous étouffe tous un jour sur sept.)
Bref, vous avez compris l’idée. Sauf qu’aujourd’hui est un jour spécial : celui de la fête des voisins dans la rue. Une ou deux fois par an, les voisins de mon lotissement d’origine se réunissent pour se bourrer la panse et boire du bon vin. Oui, ça a l’air sympa comme ça, mais pour moi ça signifie surtout : raconter ma vie à des gens qui m’ont vu grandir, et me sentir un peu mal au milieu de tous ces gens. Je me réveille donc, après une courte nuit, déjà énervée par l’après-midi que je vais passer. Je prends ma douche histoire de me remettre le cerveau à l’endroit. Et en sortant, je découvre l’affreuse vérité : le Monstre a chié à côté de sa litière (quand je vous dis qu’il est débile), pile sur le pied de mon meuble de salle de bain (d’ailleurs, je devrais t’en parler un jour, lecteur, il a une histoire très particulière). En plus, il est malade, alors ça ressemble plus à une bouse puante qu’à une jolie petite crotte. Ceeeeeeeeeeeeertes. Genre j’ai que ça à faire alors que ma mère ne va pas tarder à arriver. D’ailleurs, elle appelle, elle est là. Je la préviens que je serai en retard, et je m’y mets. J’ai les larmes aux yeux tellement ça me dégoûte. En plus, je suis obligée de vider tout le meuble pour le soulever et nettoyer en-dessous, de nettoyer le bac à litière avant de la refaire, le tout à l’eau de javel, laquelle m’attaque gravement les mains. Grumpf.
Arrivée dans la voiture, je me fais engueuler par ma mère parce que j’ai mis une demi-heure à descendre, ce à quoi je réponds que j’aurais préféré ne pas ramasser ce que j’ai ramassé.
Bon, en fait j’ai pas grand-chose à ajouter sur le repas dans la rue, c’était moins horrible que je ne le pensais, plutôt sympa même, étant donné que plus personne ne me prend pour une gamine. Côté négatif, les coups de soleil atroces que j’ai attrapés. J’ai revu mon prof de français et de théâtre du collège, et comme tous les profs de français, il adore parler et parler encore, et qu’est-ce que tu deviens, et le théâtre, tu continues, et blablabla. Mais comme il a dit à ma mère que j’étais belle et que j’avais une voix de comédienne, je lui pardonne.
Karbie arrête d’arrêter de fumer
Bon, il y a du nouveau. (je sais, vous avez les deux textes coup sur coup, mais c’est pas ma faute !) Donc, je me connecte en me levant (vers 13h et quelques), et là, Miranda m’avoue que ce matin, elle a « oublié » qu’on devait arrêter de fumer, et que donc elle s’est allumé une clope à son réveil, comme d’habitude. D’un côté, ça m’arrange parce que je commençais à avoir envie d’une cigarette. Mais d’un autre côté, j’aurais bien aimé voir si on tenait plus longtemps (là, ça fait à peine 11h…) Donc, expérience à renouveler, toute seule, histoire de ne plus me jeter sur mon paquet si Miranda ne tient pas.
Karbie arrête de fumer
J’en vois déjà qui sautent de joie (ceux qui s’inquiètent pour ma santé, qui doivent être environ deux, et les anti-fumeurs convaincus, beaucoup plus nombreux que l’on ne pense. Le concept de l’anti-fumeur est simple : ce qui l’emmerde, ce n’est pas la clope en elle-même (ce qui serait compréhensible), mais les fumeurs : il les hait et fait tout pour leur pourrir la vie jusqu’à ce qu’ils craquent et passent de l’autre côté de la force ; exemple : l’autorité qui nous enferme dans des bocaux géants à l’intérieur des bars/boîtes de nuit pour qu’on puisse fumer tout en se faisant montrer du doigt par les gens bien.) Donc, je précise : Karbie arrête de fumer pendant au moins 24h.
Cela fait à peine 2h qu’on a pris cette décision avec Miranda, et je ne me souviens déjà plus pourquoi. Affolant comme le manque de nicotine peut faire perdre la mémoire. (ça mériterait même une étude). Je crois que c’est de sa faute. Elle a dû dire un truc du genre « J’arrête pendant 24h » et comme à mon habitude, j’ai pris ça comme un défi personnel : « Si tu le fais, je le fais aussi. » C’est fou comme parfois, je regrette d’avoir l’esprit de compétition.
Par contre, le truc dont je me souviens bien, c’est de m’être enfilée presque une tablette de chocolat au lait et aux noisettes. Ce qui me fait peur, c’est que je n’ai pas envie de prendre trois kilos pour une expérience. (ah bah oui, arrêter de fumer pendant une seule journée, ça s’appelle juste une « expérience ». Au bout d’une semaine, on peut commencer à appeler ça « un challenge », et quand on arrête toute la vie, on est juste trop loin du rock’n’roll pour vivre heureux.)
Bref, vous suivrez mes aventures au pays des non-fumeurs pendant une journée, en direct live (enfin pas tout à fait, le Monstre a visiblement débranché un câble, je ne suis plus connectée, et comme il est 4h du mat’, j’ai très peu envie de me lever pour farfouiller sans savoir ce que je fais.)
Le pire, c’est que demain, j’ai RDV chez le dentiste (oui, je suis en plein check-up médical), et que je HAIS les dentistes. En fait, je ne les hais pas vraiment, ce sont eux qui me terrifient. Et je sens que je vais me mordre les doigts de ne pas pouvoir fumer avant.
(sur ce, plus de connexion, plus de télé-avec-plein-de-chaînes-dedans, plus de clopes… Je me couche. )
Karbie/Shawn : Acte final
Voilà, le point final de cette histoire est enfin arrivé. Donc, je t’en fais part, lecteur (quoi de plus normal ?) Oui, je sais, tu n’avais même pas eu la suite de mes aventures shawnesques à la capitale, mais euh, tant pis, ça ne sert plus à rien maintenant.
Je resitue le contexte : l’autre soir, la bouteille de whisky est presque vide (mais non, j’ai pas tout bu !), Miranda envoie des messages à Brendon alors je me dis que c’est le moment idéal pour prendre des nouvelles de Shawn. Blabla nécessaire, puis je lui avoue enfin qu’il m’obsède. Ce à quoi il répond que lui, bah euh, non. (en fait ce qu’il m’a dit était bien plus vexant et blessant, mais soit.) En gros, je suis une gamine. Oui, ce sont des choses qui arrivent.
Donc oui, on peut dire que Karbie s’est pris une énorme pioche en pleine face (mon premier râteau, ça se fête ! D’ailleurs j’ai fini le whisky pour cette occasion…) Mais finalement, on s’en fout. L’essentiel, c’était que ça avance, dans un sens ou dans l’autre, et c’est fait. Soulagée, je suis. Vexée, oui, évidemment, mais au moins je respire.
Alors voilà, Shawn, si tu passes par là (ce que je n’espère surtout pas), je ne te dirais pas merci parce qu’il faut pas déconner non plus, mais sache juste que ce n’est pas grave. En fait, c’est même vachement plus cool comme ça.
Bon, je sais, cette affaire n’intéresse personne, mais il fallait quand même que je vous tienne au courant.
Sinon, je suis de retour à Karbie-city, après un trajet en TER absolument interminable (à la base, je voulais vous expliquer pourquoi j’aime le train, et puis, au bout de quelques heures, je me suis ravisée) Je tiens tout de même à vous informer que je me suis retrouvée coincée entre mon siège, adorablement inconfortable, et le siège de devant sur lequel était inscrit, je cite : « PRAN LA VIE COM ELL VIEN VIE AU JOUR LE JOUR 100 PANCER AU LA » (je suppose que l’artiste a voulu écrire « LANDEMIN » mais il a dû arriver à destination trop tôt.)
Karbie chez le médecin
Ce qui est chiant quand on est en vacances, c'est de tomber malade loin de chez soi et de son médecin (qui nous connaît bien, même si parfois on doute qu'il ait obtenu son diplôme...). Alors voilà, évidemment, il fallait que Karbie tombe malade à Ben-city. Le but de cet article est de vous retransrire rapidement l'échange sublime entre Karbie et le médecin de Ben, Nevaeh (elle a un nom atroce, j'ai essayé de conserver cette caractéristique pour son nom ben&karbiesque).
Bon, déjà, j'arrive dans une salle d'attente style Louis XIV, qui ressemble plus à un salon de thé de vieille anglaise qu'à un cabinet médical ; et là je me demande bien où je suis. J'attends (c'est un peu le but, me direz-vous, et vous n'aurez pas tort). Nevaeh arrive, Ben m'a prévenue qu'elle n'était pas cool du tout, alors je suis sur mes gardes. Je la suis dans son cabinet. Elle me demande les renseignements habituels : nom, prénom, date de naissance, adresse (soit dit en passant, il faudra que je pense à en changer car personne ne comprend jamais le nom de ma rue). Et là elle me sort la phrase qui tue :
"Vous venez pour votre voix ?"
Euh... Non. Là, ma voix est tout ce qu'il y a de plus normale (bon, il faut que je te prévienne, lecteur, Karbie a une voix grave sublime mais un tout petit peu rauque, ce qui fait que tout le monde croit que je suis malade en permanence)
Un peu vexant, je vous avoue.
Mais comme après j'ai pu aller voir le pharmacien black de Ben qui est trop drôle, je n'ai pas perdu ma journée !
(et sinon, j'ai plein de trus à vous raconter, mais on verra quand je rentrerai)
Karbie va à la capitale
Oui, encore. Que voulez-vous, ma vie est là-bas. Mais comme d’habitude, je ne suis pas prête du tout du tout du tout. Il est présentement 01h28, et je prends le train à 05h46 avec Miranda. J’ai évidemment décidé de ne pas dormir car je sens que je ne pourrais pas me réveiller avant 16h. Oui parce que bon, ça fait trois semaines que Karbie est en partiels, donc qu’elle ne dort pas. Je suis actuellement dans un état second proche de l’Ohio. (cause fatigue + Martini rouge + Sauvignon)
Bon, récapitulons : je n’ai pas fait mon sac (soit dit en passant je n’ai même pas de sac de voyage, je vais être obligée de prendre un sac à dos, sur un malentendu ça peut marcher), je ne suis pas épilée (mais il est fort possible que je fasse ça une fois arrivée chez Ben), et surtout je n’ai pas fini mon ménage ! Sauf que, euh, voilà, présentement je ne peux pas. Vous vous souvenez sûrement que je me suis explosé un verre dans les mains ; il se trouve que depuis, ça a gonflé. Je pensais que c’était normal, sauf qu’après avoir fait la vaisselle, ça a empiré. Je commence même à avoir mal dans tout le doigt (et même jusqu’au coude, mais ça, c’est juste parce que je suis parano). Alors Miranda l’infirmière de choc m’a fait un super pansement, je ne peux plus plier le doigt, et surtout, il m’est tout bonnement interdit de mettre la main dans l’eau. Mais euh, comment je suis censée nettoyer ma salle de bain et ma cuisine, finir ma vaisselle, et aussi me laver ? Eh bah figurez-vous que je n’en sais rien du tout.
Voilà, je suis dans la merde, en plus je suis malade, je crève de froid et j’ai la gorge défoncée, et je peux à peine me servir de ma main droite. J’ai plus qu’à aller me faire un café.
Karbie hait les profs d’espagnol, les verres Amora et les pharmaciennes
Ce matin, Karbie a un oral d’espagnol. Pas de souci, je reprends l’exposé que j’ai fait pour mon dernier oral, et ça va le faire. C’est cela, oui. J’ai à peine commencé que la prof me sort « Non, mais ça ne sert à rien de copier un article d’encyclopédie et de me le lire. » Certes, mais je t’emmerde, connasse. Donc je me suis ramassée en beauté.
En rentrant, je me dis qu’il est temps de faire la vaisselle, parce que là, j’ai plus de couverts propres. Je m’y mets, toute guillerette (oui, Karbie adooooore faire la vaisselle). Bol, casserole, tout va bien. Deux de mes verres Amora se pètent la gueule mais ils ont l’air en bon état, j’en prends un, et là, c’est le drame : il m’explose littéralement entre les mains, des morceaux de verre se plantent méchamment dans mon doigt, ça pisse le sang. Mais genre vraiment beaucoup, y en a au large, le temps d’arriver dans la salle de bain, j’ai repeint le lino. Je chope un bout de coton, tout en continuant à me vider de mon sang, le presse histoire d’arrêter l’hémorragie. Sauf que le coton, ça s’imbibe. Au bout d’une dizaine de disques, ça se calme un peu, je soulève : ça saigne encore à mort. Super. J’ai des morceaux de verre à moutarde sous la peau, et plein de fibres de coton par-dessus, et je n’y vois rien pour cause de flaque rouge sur ma main. Heureusement, il me reste des compresses stériles depuis que je me suis ébouillantée (c’était très drôle, aussi). Donc je nettoie, je désinfecte, je compresse. Je commence à désinfecter une pince à épiler pour aller récupérer les bouts de verre, je l’approche de mon doigt (avec la main gauche, en plus, méga pratique) et… Au dernier moment, je me dégonfle. Bon, pas de souci, je vais à la pharmacie, je préfère que quelqu’un le fasse.
J’explique mon problème à la pharmacienne, et là elle me sort : « Ah non mais moi j’ai pas le matériel pour, là… » Parce que tu penses que moi je l’ai, le matériel, CONNASSE ?!! « Et puis j’ai peur de vous faire saigner. » J’ai déjà perdu un litre de sang, là, tu sais, alors bon, je suis plus à ça près (et surtout, à quoi te sert ton putain de diplôme si t’as peur du sang ??!!). Le moment d’extase fut sa conclusion, sublime s’il en est : « Ce qu’il faut faire, c’est désinfecter et mettre un pansement. » Ah tiens, oui, c’est vrai que je n’y avais pas pensé toute seule.
Tout ça pour dire qu’il y a vraiment des gens qui ne servent à rien. En plus, du coup, j’ai pas fini ma vaisselle.
Karbie étranglerait bien certaines personnes
Tu le sais, lecteur, Karbie est en pleins partiels. Autant me promener avec un panneau « ne pas me parler », ça éviterait à moult personnes de se faire méchamment rembarrer. Je suis, comment dire… Une sensitive. (ou un bull-dog, selon les points de vue)
L’autre jour, je commençais à péter un câble pour de vrai, avec à la clef envie de tout foutre en l’air, de m’enfermer pendant un mois dans mon appart’ et de me laisser mourir, quand, sur mon ami Facebook, je remarque que Shawn a changé son statut en une phrase on ne peut plus énervante vu ma situation actuelle. Allez, je cafte, de toute manière s’il tombe ici, il se reconnaîtra forcément : Shawn « Hier soir j’ai flashé sur la brune… ».
Rien que ça, ça me retourne les nerfs à base de « c’est qui cette pute ? », mais il y a pire : une certaine Hérodote (oui, je la hais, alors elle a droit à un nom pourri) a « aimé » son statut et lui a laissé le commentaire suivant (en gros, je suis pas retournée voir, c’est mauvais pour mon cœur) : Seulement depuis hier soir ? Hihihi *rire débile de pouffiasse en chaleur* (le commentaire sur son rire, c’est moi qui l’ai ajouté, une pouffiasse ne peut pas se rendre compte qu’elle rit comme une pouffiasse)
Grumpf. Grumpf. GRUMPF. Voilà, j’ai des envies de meurtres, ça me remonterait le moral. D’autant plus que cette pétasse d’Hérodote commente les moindres faits et gestes virtuels de Shawn, et ça, vraiment, ça a le don de me transformer en Hulk (avec un teint légèrement moins verdâtre, cependant) Et je vous jure qu’en plus, elle le drague ! On dirait un de ces singes qui ont le cul qui devient rouge quand ils sont en chaleur, bien que lesdits singes soient plus discrets.
Là, vous allez me prendre pour une de ces filles super-hyper-méga jalouses, « non mais tu vois quoi ». Alors je rectifie : quand je suis en couple, mon mec peut faire tout ce qu’il veut, de toute manière je sais qu’il est à moi. Mais qu’on ose me voler ma proie, ça me met hors de moi.
Je croyais qu’écrire ma colère allait me calmer, mais c’est encore pire : je me demande si je n’engagerais pas Léon pour aller lui trucider la gueule, à cette connasse.
Les petits ateliers de Karbie #3
En ce moment, Karbie est pauvre. Mais genre très pauvre, elle a épuisé toutes ses réserves pour continuer à s’encrasser les poumons. (oui, chez moi, c’est la caverne d’Ali Baba, je sème de la monnaie un peu partout pour les coups durs… C'est-à-dire pour maintenant.) Sauf que je monte à la capitale dans quelques jours, et que le train, c’est cher. Et que là, je n’ai vraiment plus rien à part quelques dettes. Alors, avec Miranda, on a décidé d’aller chanter au centre-ville histoire de se faire de l’argent. (je te rassure, lecteur, on sera déguisées), sauf que bon, j’ai personnellement une montagne de boulot incommensurable, le tout à faire avant lundi dernier délai, alors pour préparer un spectacle, on repassera. (Si, promis Miranda, on le fera quand même, on ne sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher)
Mais bref, ce n’est pas ça du tout que j’étais venu te raconter. Donc, je suis pauvre, on l’aura compris. Et l’autre jour, j’ai fini mon après-shampooing (non, je mens, il me reste celui à la noix de coco mais il me donne la nausée alors je vais être obligée de le jeter). Donc, j’ai décidé d’en fabriquer moi-même (ça doit pas être bien compliqué, et puis c’est pas la première expérimentation cosmétique à laquelle je me risque).
Donc, voici ma recette de l’après-shampooing pour cheveux châtains à blonds :
Choisissez un grand mug, ou un bol. Faites infuser un ou deux sachet de camomille (ah, oui, évidemment, il faut déjà avoir de la camomille chez soi…), lorsque l’infusion est bien foncée, retirez les sachets, ajoutez du jus de citron. Puis une petite cuillère de beurre de karité pur. (bon, il se trouve que j’en avais qui traînait, mais ça doit aussi marcher avec de l’huile, ou du beurre de cacao). Laissez refroidir (longtemps, sinon vous allez vous brûlez, je vous aurais prévenus !) Sous la douche, lavez-vous les cheveux comme d’habitude, et pour finir versez la préparation sur vos cheveux. Laissez poser quelques minutes et RINCEZ ! (la première fois je pensais que ça ne servirait à rien, j’ai eu les cheveux dégueulasses toute la journée)
Et voilà, vous avez les cheveux doux et brillants, pour rien du tout si vous avez déjà les ingrédients à disposition !
