Karbie fait les fonds de tiroir

Eh oui, cher lecteur, même si Karbie t'a un peu abandonné ces derniers temps, j'ai souvent pensé à toi, comme en témoigne cet article que j'ai retrouvé dans les tréfonds de mon ordinateur (Hector de son prénom). Il n'est pas fini mais je le poste quand même, ça remet un peu de rose sur ce blog qui en manquait grandement.

"Karbie rentre à Karbie-City

Ou plutôt : Karbie essaie de rentrer à Karbie-City. Je resitue le truc : demain c’est Noël, blablabla, donc je me vois un peu dans l’obligation de rentrer chez mes géniteurs pour fêter ça (youpi), abandonnant Sky et Georges (mon ficus). (Pour ceux qui n’auraient pas suivi, ou au cas où j’aurais oublié de le préciser, Gary s’est enfin cassé de chez moi, et c’est trop cool, mais ce n’est pas le sujet).

Je passe donc mon début de journée à essayer de faire ma valise sans rien oublier, à faire le ménage, à me dire que neuf jours sans mon chéri d’amoooûûûûûr, ça va être long. 14h15, je descends péniblement mes trois étages accompagnée de ma valise, mon sac à main, mon ordinateur et mes sacs poubelle (je pense que tu ne te rends pas bien compte de la galère, cher lecteur) Sur le chemin du métro, je file une clope à un SDF que je vois tous les jours, soyons fous, c’est Noël.

J’arrive à la gare vers 14h45 après un périple dans les couloirs du métro, mon train partant à 15h20. Là, Karbie est trop fière d’elle : « Ahahaha pour une fois je suis en avance, je ne vais même pas louper mon train, je suis la plus forte ! » Elle prend donc son temps pour acheter des clopes et une bouteille de Coca light, et trouve même deux minutes pour être trop sympa et refiler deux euros à un autre SDF (après tout, je vais avoir mon train, ça vaut bien ça) Je jette un œil au panneau des départs… Tiens, y a pas mon train. 15h20, Marseille, c’est pas ça… 15h20, Perpignan, c’est pas ça… 15h20, Karbie-City, y a pas… Hum hum, étrange. Je vais dehors pour fumer, re-jette un œil aux écrans qui sont dehors, mon train n’est toujours pas affiché (à ce moment-là, il doit être 14h55). Et je ne sais plus trop comment, mais un éclair de génie me traverse l’esprit : je me suis plantée de gare.
Ahahaha bis, mais pas tout à fait le même. "

Pour la fin de l'histoire : je suis arrivée à la bourre à la bonne gare, mais mon train avait une heure de retard, et puis finalement non, ils l'ont carrément annulé, alors j'en ai profité pour passer une nuit de plus chez moi avec Sky, et ne suis rentrée chez mes parents que le 24 décembre. Je tiens aussi à préciser que je me suis fait suivre par une sourde-muette qui voulait absolument un autographe (sur une pétition à la con), et franchement, c'était flippant. Etre une star virtuelle n'est pas facile tous les jours.

Karbie a de nouveaux verres

Ouais, je sais, comme article de retour, on a fait mieux. Mais je me devais de vous en parler, parce qu'ils sont absolument trop beaux, et qu'avec, même quand tu bois de l'eau, t'as l'impression d'être une marquise (ou une comtesse, ou whatever) (oui, je me la pète trop, genre "vous voyez mes petits, je parle anglais tellement couramment que même en français, je suis obligée de caser des "whatever" et des "anyway" partout") Bref, c'est tout.

L'échappatoire de Ben

Voilà, je rentre à Ben-City après des vacances en famille à Karbie-City, où j'aurais pu écrire des articles, certes, mais le coeur n'y était vraiment pas : 1. parce que miss Karbie n'écrit plus et que je ne voudrais pas que ce blog devienne monomaniaque en n'affichant que des articles en bleu 2. parce que j'ai traversé des trucs pas faciles ces derniers temps et qu'ils n'ont pas leur place ici, étant donné qu'ils concernent des conflits avec certains des amis de Ben & Karbie.

Bref, parlons de choses plus intéressantes pour vous, lecteurs. Parlons de choses qui vous captivent vraiment. Parlons de botanique.

Et plus spécifiquement de mes plantes à moi. Vous vous souvenez sans doute de mon petit topo sur mes locataires ? Bon, eh bien il y a du nouveau, parce que depuis, Amenthine a péri (trop de torsades, sans doute, ma cruauté lui aura-t-elle été fatale ?). Et hier soir, en rentrant de vacances, j'ai découvert avec horreur que ce bon vieux Chu, ainsi que Basile, avaient été occis à leur tour. Bon, Basile, il faut dire qu'il a eu du courage de tenir jusque là, parce que l'hiver c'est pas fait pour les plantes comme lui. Mais Chu, que j'hébergeais depuis mon arrivée à Ben-City en automne 2007... Ca m'a fait un choc. Evidemment, je savais qu'il n'était pas en forme, mais je n'osais pas formuler un diagnostic définitif. Là, je n'ai plus le choix.

Reste donc le fidèle Pico, bien sûr, l'éternel compagnon de Chu qui devra poursuivre sa vie en solitaire, et désormais une nouvelle locataire : Ursula. Ursula est une plante d'eau qui, par un beau jour de décembre, a eu le malheur de rencontrer Karbie. Celle-ci a aussitôt pensé : "oh tiens, et si j'offrais cette malheureuse créature en pâture à Ben le tortionnaire de plantes ?". Et voilà, elle est désormais dans ma cuisine, où elle trempe dans un ramequin d'eau fraiche (parce qu'en plus, Ursula est une plante d'eau, figurez-vous). Elle a eu l'audace de survivre pendant quinze jours dans le froid de mon appartement (oui, je coupe le chauffage quand je suis pas là, qu'est-ce que vous croyez !), comme une grande. Du coup... je l'estime, cette petite. Il me faut des locataires comme elle, et comme Pico. Des survivors quoi.

Fantasme accompli

Ca y est, j'ai mangé un oeuf cocotte au foie gras.

Oeuf cocotte au foie gras, le fantasme de Ben

Hier soir, je déprime tranquillement à l'appart. Angel est parti en pré-soirée chez ses potes, on a prévu de se retrouver aux Follivores. Je me décide finalement à bouger chez Craig après une overdose d'épisodes de Oz (la série géniallissime), et tout à coup, dans la rue, ma bouteille de whisky sans bouchon à la main, je me sens super bien, plein de vie. Et là, Craig commence à me parler de ses délires culinaires, et je pète un câble :

Beurrez légèrement les ramequins ou les cocottes. Déposez-y au fond une belle tranche de foie gras. Cassez l'oeuf par-dessus, arrosez de crème. Poivrez et ajoutez la ciboulette ciselée. Déposez les ramequins ou les cocottes sur la lèche-frite du four. Laissez cuire 10 min à 180-200° environ et servez immédiatement avec une pincée de fleur de sel.

Est-ce que ça n'a pas l'air juste délicieux ? :p
(même si j'entends déjà Karbie gronder : "beuuh j'aime pas les oeuufs moi" ^^)

Ben et sa putain de porte de merde

Bon, déjà, la journée commence mal : je suis traumatisé par le film de la veille que m'ont emmené voir Karbie, Sky, Charlie et Gary au MK2 Bibliothèque, La Route, avec Vigo Mortensen (que je trouve un peu trop Mortensen, en fait, un peu comme Jean-Pierre Bacri est trop Bacri, même si, j'en conviens, ces deux acteurs n'ont pas grand chose en commun), dans lequel on voit des monsieurs et des dames qui mangent d'autres monsieurs et des dames, et qui mettent des monsieurs et des dames dans des gardes-manger, tous nus, et c'est A-TRO-CE.

Bref, mon oncle et ma cousine passent le weekend à Ben-City et viennent manger chez moi ce midi. Angel et moi allons chez Shopi acheter quelques trucs pour préparer le repas, et, en rentrant, HORREUR, je me rends compte du fait que j'ai laissé mes clés (et le double de mes clés, oui oui, autant ne pas faire les choses à moitié) dans l'appartement. Nous voilà donc à la porte, dix minutes avant l'arrivée de mes invités (le repas n'aurait jamais été prêt à temps, de toute façon), avec des pâtes, du concentré de tomate et une bouteille de Boulaouane (parce que le Sidi Brahim, c'est pas mon ami). Et pas de clés.
Donc, on va voir le concierge, on commence à appeler des serruriers, tous aussi chers les uns que les autres. L'un d'eux arrive (Angel, mon oncle et ma cousine sont installés au P'tit Chaoui, le couscous du coin qui est juste divin), avec son fils qui a la jambe cassée (quand t'as la jambe cassée, pourquoi tu viens bosser, déjà ?), et qui me dit, après 20 secondes de tentative d'ouverture de ma porte à l'aide d'une radio, que non, il ne peut rien faire, que je lui dois 76 euros pour le déplacement. Hein ? Quoi ? Alors que la dernière fois, le serrurier m'a ouvert avec une feuille de verre en dix minutes pour 60 euros seulement, là, tu veux que je te paye alors que t'as même pas arrangé les choses ?! Non mais tu te fous de moi ou quoi ?! Et là, le clou du spectacle : le fils me tend un catalogue et me dit qu'ils peuvent détruire la porte et que ça ne coûtera QUE 500 EUROS. Je suis sidéré. Ils appellent leur boss, lui expliquent que « le petit monsieur est étudiant et de toute façon ses sous sont à l'intérieur et il ne veut pas qu'on lui détruise sa porte ». Le boss, dans son immense mansuétude, condescend à me faire l'opération pour 450 euros. Je leur demande de me donner ce foutu téléphone, et j'incendie le mec, qui me raccroche à la gueule. Les serruriers s'en vont, ils me disent que le boss viendra tôt ou tard chercher ses 76 euros. Je me mets à pleurer. Le concierge me dit de tenir bon et de découcher jusqu'à ce qu'ils changent les codes de l'immeuble (dans trois jours) pour éviter de me retrouver face au mec qui veut son fric. On fait appel à un voisin bricolo, Leszeck (oui, un polonais), qui n'arrive pas non plus à faire quoi que ce soit pour ma porte. Je la maudis pour l'éternité.
Au final, on envoie Angel sur les toits (j'habite au cinquième étage...) depuis la fenêtre de la voisine (non, pas Stacey, vous êtes dingues ou quoi ?). Il défonce la fenêtre de la cuisine et entre par là en se faufilant, puis nous ouvre de l'intérieur.

Résultat : je dois apprendre à poser du verre, et Angel a réalisé son rêve (faire le zouave sur le toit de l'immeuble en risquant de mourir). Tout le monde est content.

:D

L'autre jour, je vais chez Karbie, et, en m'engouffrant dans le métro, un mec passe devant moi, bien habillé, bien coiffé, un petit regard genre je me la pète, genre je suis supérieur à vous autres, vermisseaux mortels. Et il se casse la gueule :D

Aujourd'hui, il est midi quarante cinq, je suis encore au lit, pas habillé, pas lavé, je n'ai pas mangé et j'ai Angel au téléphone. Sauf que Miranda arrive en gare dans quinze minutes et que je suis censé être sur le quai. Heureusement, son train a eu vingt minutes de retard et du coup je suis arrivé en avance, comme une fleur, avec Karbie. Mwahaha :D

Ah, dernière chose : dans le métro en ce moment, il y a des pubs contre les gens qui mangent du cheval. Mais bordel, on s'en fouuut des canassons ! Nous on veut bouffer du Caramel, du Pompon, de l'Arganza ! Donnez-nous du pâté de trotteur, du boudin de poulain ! :D

Le retour d'Oliver l'Albinos

Hier, donc, je suis allé dîner avec Angel dans une crêperie, et ensuite nous sommes allés boire un verre chez notre pote Craig, qui habite pas loin de chez moi, et qui sort avec un certain Maxwell. Nous refusons poliment de les suivre au Bataclan (Maxwell assurait qu'il y avait une soirée Follivore, alors qu'Angel disait que non, or tout le monde devrait savoir qu'Angel a toujours raison), et nous rentrons tranquillement chez moi nous remettre d'un enfilage de crèpes intensifs (non, n'y voyez aucune métaphore tantrique, bande de cochons !).

Braef. Aujourd'hui, je me lève tôt pour aller à une rencontre débat au cinéma avec le réalisateur Alain Cavalier, et là, que vois-je, oh mon dieu, qui est dans la salle ?! Ne serait-ce pas... mais oui, vous l'avez compris grâce au titre de cet article qui rend tout effet de suspens complètement caduc, il s'agit... d'Oliver l'Albinos !

Comment ça, "qui c'est celui-là" ? Bon sang, vous avez la mémoire courte !

Je parlais de ce cornichon ici, rappelez-vous ! C'est le mec que j'avais hébergé en vue de sexer, peu avant de rencontrer Angel, et qui dormait SUR la couette par peur de me voir le violer (non mais genre je suis démuni au point de forcer les gens à coucher avec moi !). Eh bien figurez-vous (et je suis sûr que ça vous intéresse !) que ce type porte toujours le même sweat couleur kaki et moutarde (c'est d'ailleurs grâce à cette horreur que je l'ai reconnu, en fait) : sur le photo du site où je l'avais rencontré, puis chez moi pendant une semaine, et aujourd'hui, c'est à dire plus d'un an après. Cet abruti a trouvé le moyen de faire éclater un scandale dans la salle et de partir devant tout le monde en gueulant pour attirer l'attention sur lui.

Parfois, je crois qu'on devrait faire passer des tests de QI à nos plans Q, ça éviterait des emmerdes.

L'intuition phénoménale de Ben

Bon, j'écris un article plutôt que de faire mon dossier pour la fac, mais c'est pas grave. Karbie, Angel, Drew, Sky sont en province (avec Miranda, Brad et les autres) et j'ai l'impression d'être le seul encore à Ben-City. Heureusement, ce soir, Angel arrive et m'emmène manger dans une crêperie.

(note à l'intention de Karbie, Drew et Sky : oui oui, c'est bien de la crêperie dans laquelle on voulait aller l'autre jour que je parle, sauf que cette fois-ci, je réserve ^^)

Bref, j'introduis mal mon propos, car ce n'est pas du tout de ça que je voulais parler : l'autre jour, je suis dans le métro pour aller à la fac, je bouquine, et tout d'un coup mon regard croise celui d'un monsieur sur une affiche en noir et blanc. Ah, mais c'est pas le petit qui joue au tennis ? Nadal ou quelque chose comme ça ? Et tout d'un coup, je pense à Amélie Mauresmo, que j'adore pour sa marionnette schwarzeneggerienne aux Guignols, et je me dis : mais depuis quand on en entend parler de celle-là ? Il serait pas tant qu'elle arrête un peu ? Elle est pas trop vieille ? Et hop, le soir, je rentre chez moi, et je reçois dans ma boite mail une newsletter de mes potes de chez GayClic, qui publient un article dans lequel on apprend que la nenette déclare mettre fin à sa carrière.

Pour un mec qui pense au tennis une fois par demi-siècle, je trouve ça très, très fort.

PS : je pense qu'il est vraiment temps que je change de lavomatic, car hier encore, j'ai été attaqué par les machines à laver, sauf que cette fois elles ont fait alliance avec les sèches-linge ; résultat : mon appart est parsemé d'habits et de draps qui sèchent sur les chaises, les meubles, et vont se réchauffer chacun leur tour sur le radiateur...

Le chéri de Karbie

Je viens de me rendre compte par hasard (en fait, en traînant ici et là sur la blogsphère au lieu de bosser mon putain d’exposé sur Cuba) que je ne vous ai encore pas parlé de mon chéri d’amooooûûûûûr. Alors comme là, il me manque parce que ça fait au moins trois heures qu’il est parti au boulot, je me dis que c’est le moment où jamais.
Il s’appelle Sky (enfin, pas en vrai, mais ça lui va divinement bien), et premièrement, c’est le plus beau. Il a des yeux que quand tu les vois, t’as qu’une envie : plonger dedans et ne jamais en ressortir ; et il a tellement une gueule d’ange que quand il boude, je dois me foutre des baffes (mentales, les baffes), pour pas lui sauter dessus pour le consoler (bah ouais, faut pas déconner, je vais pas céder tout le temps non plus).
Deuxièmement, il est so so sooooo adorable ! Il m’offre des paquets de clopes quand il doit faire de la monnaie, et il se souvient même de la marque ! (bon, là, c’est normal, il s’est remis à fumer et il prend les mêmes que moi, mais au bout d’une semaine, j’ai quand même trouvé ça fort), et grâce à lui j’ai une nouvelle poêle antiadhésive avec laquelle je peux faire cuire un steak sans le cramer. Et comme il sait que Karbie a une peur bleue du concept « couple », il fait tout pour ne pas me brusquer, et franchement, il a du mérite.
Enfin, il me fait l’amour comme un dieu, rien que d’en parler j’en ai des frissons.
Et surtout, je suis tellement heureuse avec lui que j’en oublie de faire ma dépression saisonnière et de me poser trop de questions (je m’en pose un peu quand même, hein, on ne se refait pas ^^ ) Il me rend super méga niaise, et j’aime ça, et parfois j’ai même l’impression que c’était écrit, qu’on devait se rencontrer et que ça n’aurait pas pu être autrement.
Alors, oui, il a un caractère de merde, il parle parfois un peu trop, il collectionne des armures de mangas, il fait un peu son Môsieur « je-sais-tout » mais en fait, je m’en fous. Parce que quand il a su que je voulais vivre chez les roastbeefs, il a même pas réfléchi avant de dire qu’il me suivrait ; parce que j’ai du mal à m’endormir quand il n’est pas là et parce qu’il est simplement fait pour moi.
(Faudra que je pense à remercier ses parents pour l’avoir mis au monde)
(Je précise quand même que si je l’aime, c’est pas juste parce qu’il est beau et qu’il me fait des cadeaux.)
(Ah, et Gary a une visite d’appart cet aprem, croisez les doigts très fort, je vous en supplie !)